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dimanche 29 décembre 2013

Oeuf en poudre

Il est maintenant possible de se procurer de la poudre de jaune d'oeuf en boîte.
Boîte de poudre d'oeuf
Tel qu'en Suisse

Loin d'être le gag de l'année, je partage cette info avec vous car elle n'est pas un tuyau pourri. Et chacun ayant peint à la tempera au jaune d'oeuf sait de qui je parle.
Bien sûr, on peut toujours ajouter quelques gouttes d'essence (lavande, thym, girofle) et en plus de sentir bon, cela liquéfie un peu les huiles présentes dans l'oeuf ou/et le médium.   Mais la poudre a cet avantage qu'elle permet de se passer de ces adjuvants, puisqu'aussi bien on prépare la quantité de jaune juste nécessaire pour la session quotidienne.
Je l'ai testée avec un mélange de suspicion et d'espoir. Je n'ai pas été déçu, côté espoir.
Recette :
  • Prélever un certain volume de poudre de jaune d'oeuf (p ex 1 cuillère à soupe)
  • Ajouter le même volume d'au déminéralisée
  • Remuez doucement
  • Ajoutez les ingrédients supplémentaires, huile, vernis dammar, etc
  • Diluez d'un peu d'eau supplémentaire à volonté
A partir de là, vous avez un médium en quantité optimum, soit pour broyer, soit pour peindre, selon vos propres habitudes.
Si toutefois il devait vous en rester pour une raison ou une autre, rien n'empêche que vous ajoutiez quelques gouttes d'essence de votre choix.
C'est pas beau, Cennino ?
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oo
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Verdaccio à l'ancienne ?

Je fais des essai  pour déterminer quel type de verdaccio je vais utiliser principalement dans mes sous couches.
Cennino Cennini nous indique de prendre une fève d'ocre pour une lentille de noir et un tiers de fève de blanc. Il y ajoute parfois du cinabre (vermillon de sulfure de mercure, hypertoxique : vous y pensez vous êtes déjà malade !)
J'ai fait des essais de palettes uniquement pour ce verdaccio. Ce n'était pas simple : quel blanc et quel noir utiliser ?
Les blancs de zinc et de titane diffèrent surtout par leur qualité couvrante : pour des nuances nombreuses, le zinc va bien ; il tend à mieux conserver les températures chaudes de l'ocre jaune. Le blanc de titane permet des corrections un peu plus rapides, mais donne des dégradés d'ocre assez ternes, suffisants pour une sous-couche ?
Les noirs en lice sont celui d'oxyde de fer et celui de spinelle.   Ce dernier est le noir total : même à l'huile il ne réfléchit rien ; c'est un fonceur de première, à doser prudemment !   Le noir intense de l'oxyde de fer est bien aussi, donne une température très légèrement chaude.
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Certains peintres du quattrocento utilisaient une argile verte, que j'ai pu me procurer (Terre verte de Vérone authentique c/o Kremer).   Je l'ai testée il y a quelques semaines avec bonheur sur un portrait
De Thomas .
La mise en œuvre demande un certain effort : ce pigment demande à être broyé consciencieusement, car il est très transparent. Un broyage insuffisant vous donnera une peinture sablonneuse, désagréable au toucher de pinceau et peu efficace.
Pour travailler une sous-couche en températures de couleurs, il faudra lui ajouter un peu d'ocre jaune ou de jaune hansa. Il convient tel quel pour les tons froids.

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J'ai encore fais quelques essais avec la Terre d'ombre brûlée.
A ma grande surprise, ils ont été magnifiquement concluant. Voici pourquoi :
  1. Lorsqu'on l'utilise en dilutions diverses avec un médium maigre (au vernis dammar, p ex) il se décline en teintes chaudes
  2. Si on le voile de blanc de titane (ou de zinc, mais il est assez fort pour se mesurer à l'oxyde de titane) il prend alors des tonalités froides.
  3. Si pour le réchauffer on lui ajoute du jaune primaire, il prend des allures de verdaccio alla Cennini :o)
On peut donc faire une ébauche en utilisant de l'ombre brûlée, du médium et éventuellement du blanc et de l'ocre. Difficile de faire plus simple.
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oo
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