mardi 28 octobre 2014

L'été est fini, vient la récolte

Cet été 2014 aura été consacré à l'observation des arbres et à la collecte de leur image, soit par le dessin direct, soit par la photographie.
Le but avoué est de retenir par une annotation visuelle les émotions eshtétiques ou philosophiques que j'ai ressenties en présence de nos co-habitants. La restitution du souvenir authentique,ou de sa reconstruction due au temps qui passe, sera l'objectif principal de cette série, sur un plan pictural. Libre à chacun, ensuite, d'y adjoindre ses propres connotations spirituelles.
J'ai beaucoup hésité avant de choisir de faire la collecte complète, réservant la peinture pour les mois d'hiver, plutôt que d'avancer tableau après tableau.
Pour ce thème -les arbres et les humains, j'ai engrangé plus de 1500 photographies et croquis. Plus que le stricte nécessaire, mais ce que j'ai vu était très beau et foisonnant.
Voici quelques uns des dessins faits, à la mine de graphite et aux crayons de couleurs Polychromos, sur le motif. le format se situe entre a6 et a5, sauf l'étude a tempera qui est en a3.
Vieux poirier à l'orientale




sequoia au trait et au bloc de graphite (format a6)

capturer la dynamique de croissance de l'epicea

polychromos sur papier gris (a6)





Ensuite, il faut s'y retrouver...

Première étude a tempera (a3)


Deux petites études de maternité selon une sculpture d'après Renoir (vue à Winterthur, Fondation Oskar Reinhardt)








English Résumé

In this article, I just tell about my choice of doing a recollection of visual notes (sketches and photographies) that will be the ground of the painting serie I'll make this winter. Name of the serie : Trees and Humans. It may change...

jeudi 29 mai 2014

Promesse de quel esprit ?

Aujourd’hui je me borne à nouveau à poser quelques réflexions. L’image que je viens de terminer, Promesse, a été peint selon le même processus que Femina. Inutile donc de me répéter.   Ce que je veux faire aujourd’hui dans ce blog, c’est poser calmement quelques pensées sur l’auto-censure.

J’ai puisé à la fois dans ma culture religieuse et dans ma vie quotidienne (hommage rendu à mon épouse) le fondement de Promesse :

«  ...un pays où coule le lait et le miel...»  (Extrait du livre de l'Exode, dans la Bible)

Or voici que cette image reflétant à la fois un aspect de ma spiritualité et de l’amour que je porte à mon épouse et à sa féminité, cette image je ne puis la montrer sans courir quelques risques.
Il y a en effet peu de chance que je puisse la partager su Facebook sans me faire bannir. 
La communauté artistique avec laquelle j’ai l’habitude de communiquer n’a encore jamais abordé le genre du “nu” ; je ne pense pas vouloir être le pionnier parmi eux, car je pense sincèrement que je pourrai choquer quelques personnes avec cette image.   Quant à G+, je pense que les risques sont moindres qu’avec Facebook.
J’ai pourtant essayé de diminuer autant que possible les caractéristiques sexy ou glamour de cette peinture. Malgré cela, je pense qu’il vaut mieux que je me borne à la publier que sur ce blog et dans mon site.  Voici donc cette Promesse  :


Promesse
Promesse

On peut constater que jusqu’ici je ne parle que d’auto-censure. En effet, personne n’exige de moi de faire ce choix (sauf peut-être les règlements de Facebook).   Pourtant, j’ai vraiment le sentiment de faire le ‘bon’ choix.   Mais je le vis comme une tension, au coeur d’une contradiction.

Internet -reflet de notre civilisation, est un des lieu où sont véhiculées les images les plus immondes, les plus violentes, les plus bassement pornographiques également.   Le sexe en particulier n’a jamais été montré ni vécu d’une manière aussi débridée depuis des siècles. La liberté sexuelle est une des révolutions(!) majeures de l’Occident.   Mais en même temps, il n’a jamais autant été criminalisé.   Un puritanisme de bon ton continue de faire paravent aux penchants les plus salaces et les plus pervers.

Je peux évidemment publier mon tableau sur des sites spécialisés ou déclarés “pour public averti”.

 Je ne le ferai pas.   Il sera visible ici.   Et c’est bien comme ça.   On le trouvera aussi sur Pinterest, site où les différents genres artistiques sont présents sans autre forme de procès.

English Résumé

In this article, I ask the question of the visibility of an image showing a "sexy" part of the human body, even if the purpose is to speak about spirituality («I shall give you a land where milk and honney are flowing»). I 've chosen to publish this image on my blog and my site (+Pinterest) but will avoid G+  community) and FaceBook because of "shocking-hazard" and possibility of banishment.

samedi 17 mai 2014

femina - tout simplement

J'ai choisi de présenter le plus simplement possible le processus créatif du portrait de Christina.
Son titre : femina.
J'ai utilisé comme Fil d'Ariane le manifeste et les réflexions exposées lors de mon dernier article "Peindre consciemment", paru le 24 avril dernier.
Donc, pour résumer, j'ai monté deux palettes : une pour l'élaboration des structures et l'autre pour les sensations colorées.
Comme les images sont plus parlantes, lorsque l'on parle de peinture, en voici quelques unes, celles des étapes clefs.

le dessin







le verdaccio




la meluzzina



sensations colorées


rehauts et harmonisation





 Pour une image haute résolution, cliquer sur l'image ci-dessous


De chuchotements-printables-max-2048px

Résumé

On peut encore mieux se rendre compte de l'évolution du processus en regardant cette petite animation de 38 secondes :




English Résumé


I chose to present as simply as possible the creative process of the portrait of Christina.
Its title. femina
I used as breadcrumb manifest and the opinions expressed in my last article "Paint consciously", published on April 24
Filmography So to summarize, I mounted two palettes: one for the development of structures and one for colored sensations
As pictures speak louder when we talk. paint, here are a few, those key steps.

jeudi 24 avril 2014

Peindre consciemment

Un mois s'est écoulé depuis mon dernier article. Je n'ai pas peint non plus. Un court voyage à Florence (Italie) et un petit problème d'artère coronaire sont survenus dans mon parcours. Seul le voyage était prévu. Il aurait suffit à me faire revisiter ma façon d'envisager ma peinture. Mais le petit embarras cardiaque m'y pousse encore plus. Si déjà je m'étais résolu à choisir le thème de chaque image comme si elle devait être la dernière, je désire maintenant être sûr autant que ma conscience me le permet de traiter ce thème de la manière la plus authentique et la plus exigeante possible.
femina - étude pour un portrait

Mon prochain tableau sera un portrait, celui de mon épouse Christina. Au-delà de la ressemblance physique, au-delà des trois derniers tableaux que j'ai fait d'elle, c'est bien de ce qui émane d'elle dont je veux être le témoin reconnaissant.
Peindre un visage et la réalité de la personne à qui il appartient est une aventure peu banale. J'ai besoin de m'y préparer. Non seulement par une étude, mais aussi par le choix des moyens que je vais mettre en oeuvre.
Voici donc quelques réflexions à ce propos. Elles se résument à deux questions :
  1.  A quoi donc sert le peintre, fut-il moi-même (sans jeu de mots) ? 
  2. Quels sont ses moyens ( mes outils picturaux, les enseignements qui peuvent me soutenir) ?

1 - ici et maintenant

Balbutiement et Soupir N°13
Selon mon point de vue, l'oeuvre picturale consiste à rassembler l'ensemble de tout ce que le peintre (moi en l’occurrence)est capable d'offrir sur un thème.
Il peut en effet prendre tout le temps et l'espace nécessaire à représenter ce qu'il a senti de l'intuition, de la grâce.
A son tour, le spectateur recevra d'un seul jet cet ensemble, l'image, qu'il pourra selon son loisir et sa sensibilité et sa conscience parcourir pour l'absorber, le ressentir, s'en imprégner à son propre rythme.
«Ici et Maintenant» tient lieu de nos jours de formule sacrée. Formule d'adulte peut-être nostalgique de son enfance pour les uns, clef de la porte du Paradis ou du Grand Tout pour les autres. Chacun selon son état d'esprit. Reste que de formuler «ici et maintenant» fait recours à l'intellect, celui-là même qui court-circuite l'esprit par le désir de contrôle. Formuler est donc créer une illusion.
Ici et maintenant est une intensité HORS espace-temps.
C'est au coeur de ce paradoxe que sera plongé le spectateur de l'image faite par le peintre dont il est le transcripteur.

2 - contraste et harmonie

Voici un bref aperçu de ce qui sera développé dans les paragraphes suivants :

L'image picturale telle que je la conçois est faite d'une structure d'assemblage de traces et de surfaces.  Certaines offrent des contrastes lumineux ou/et colorés dont les lisières proposent des formes.  Ces lisières   sont le lieu du diaphane, là où le sens prend naissance, au coeur de notre mental. Hors les lisières, ou en elles sont les surfaces colorées qui qualifient le sens. toutes ensembles, harmonisent toute la surface, soutenues par la structure générale du tableau qui 
définit la dynamique de l'image, sa charpente, sa composition.

Ce petit manifeste peut paraître un peu ardu ou trop rapidement conclu. Voici donc quelques éléments de réflexion qui le sous-tendent.

3 - Développements

Exemple de lumière - Turner
a) Pour l'entendement humain, de l'opposition naît le sens ; ainsi en va-t-il des oppositions jour-nuit, chaud-froid, sombre-lumineux, néant-présence, etc.  Chaque élément de la paire est le complémentaire de l'autre ; ils peuvent soit exister grâce à l'absence de l'un deux, soit se trouver associés. On parle alors de contraste. Le contraste est donc issu de la juxtaposition des complémentaires.
Ce raisonnement est valable également dans le domaine du visible, de la luminosité et des couleurs. Les complémentaires sont donc tout indiquées pour construire un dessin ou pour définir une atmosphère très dynamique.
L'idée d'harmonie au contraire implique une notion de «sérénité» que la juxtaposition des complémentaires empêche, intrinsèquement. L'harmonie naît d'infimes variations tonales ou colorées, voire de mouvements sans heurts, coulant, des frissons d'aise.
Les contrastes donnent une accélération à la pensée, la mettent en mouvement, l'harmonie lui permet de continuer sur sa lancée.


b) L'attention ne peut se laisser attirer que par ce qui peut s'inclure dans son horizon sémiotique.  Autrement dit : "ce qui me parle, je l'écoute".
Exemple de lumière - La Tour
Par un jeu de contraste on attire donc l'attention du spectateur qui se laisse interpeller. En effet, les contrastes lumineux ou colorés font merveille (la lumière mouvante encore plus, mais ce n'est pas le propos du peintre).  Ils font office de signal et proposent le sens de l'image.
Se manifestent ensuite (parfois parallèlement) les sensations propres à la contemplation.  L'intellect se détend et une état d'esprit se met en place.   C'est l'harmonisation des formes, des couleurs et des valeurs lumineuses qui agissent.
Si le dessin et les contrastes définissent, les actes d'harmonisation réunissent, ouvrent vers l'infini.

c) On ne peut qualifier certaines couleurs de «complémentaires» que par le fait que notre cerveau les perçoit comme interchangeables.   Chacun a fait l'expérience de cette sorte de perception fantomatique : après avoir fixé longuement une couleur, si l'on fixe juste après une surface blanche, la couleur dite complémentaire apparaît, tout en conservant sa forme initiale.   A ce titre, le noir et le blanc sont également complémentaires, même si des personnes leur refusent le statut de couleur.
Contraste et harmonie - Duccio
Essayons d'admettre sans trop de démonstration la proposition suivante : en terme de perception lumineuse, notre cerveau réagit de manière similaire à un stimulus lumineux et à son complémentaire, mais peut lui attribuer un sens opposé en terme de sémiotique.   Voyez un visage vert ou bien rouge et c'est soit un cadavre soit un bon vivant que vous regardez.  Une pomme verte ou rouge sera immature ou mûre, etc.   Mais la tache verte ou rouge désignera toujours une personne ou une pomme, dans ces exemples.   Leur identité est conservée par la forme de la tache, son dessin.  Seules leurs qualités identifiables par la couleur locale seront signifiées différemment par le changement de couleur.


Verdaccio et meluzzina - Duccio
d) En fait, je pense que si le rapport verdaccio-meluzzina me séduit tant dans la peinture des visages et des icônes de Sienne, c'est par le rapport mortalité-vitalité qu'il exprime, même s'il se situe dans une sous-couche de la peinture.
De cette manière, et dans ce sens uniquement, je peux adopter en toute conscience cette «méthode traditionnelle» à chaque fois qu'elle s'inscrit et trouve écho dans mes propres sensations, que je veux exprimer mon propre état d'esprit  :o)

e)

Depuis de nombreuses années, j'associe dans mon esprit les oeuvres de Georges de la Tour et de Joseph Mallord William Turner.  Pourtant le caractère obscure de l'un semble s'opposer aux intenses lumières de l'autre.  En fait, chacun d'eux utilise l'un des complémentaires de luminosité pour signifier le mystère unifiant. De l'obscurité sort la lumière de La Tour alors que Turner élance sa lumière omniprésente vers de très hautes tonalités, d'où surgissent les sujets par contrastes et par couleurs se saturant. «The sun is God» serait la dernière phrase de Turner.

A ce duo, j'associe la compagnie d'un troisième peintre qui me tient énormément à coeur, Pierre Bonnard. Lui n'utilise aucun des contrastes créant le chiaroscuro des deux autres. Bien au contraire, il s'efforce de ne pas utiliser la couleur comme valeur tonale.  Là où Turner et La Tour utilisent le surgissement presque tri-dimensionnel et l'oblitération du contexte par l'obscurité ou la lumière transcendantes, Bonnard cherche le recours absolu de la surface unifiante et formant comme un tout cosmique et universel.
Turner et La Tour utilisent le surgissement par le contraste pour évoquer une présence métaphysique, "religieuse", alors que Bonnard la manifeste par une absence la plus complète de contraste, induisant ainsi l'idée d'un Tout unifiant, universel.
Exemple de lumière - Bonnard
Turner de toute évidence, mais aussi La Tour, agit dans la logique d'un graveur (très prosaïquement, la vente des gravures basées sur ses carnets de voyages étaient extrêmement lucratives). Bonnard, lui, agit en lithographe (à l'instar de Toulouse-Lautrec qui ornait lui aussi les rues de Paris de ses affiches).
Mais ce n'est pas tout. Si je suis attaché à chacun de ces peintres c'est qu'il y a en chacun d'eux quelques aspects qui me correspondent très intimement. Une constante recherche d'expression, un grand sens de la liberté par rapport à la critique et à la mode du moment, l'ouverture chez Turner, l'intime chez Bonnard et La Tour, mais aussi une très grande proximité avec la Nature, fut-elle humaine, et ce qu'elle exprime de puissant et de fragile, de permanent et d'éphémère, de proche et d'infini. Tout ceci me procurant une attitude très active et contemplative, un état d'esprit très religieux au sens le plus large du terme.

English Résumé

The pictorial image as I see it is made of an assembly of traces and surface structures. Some have bright and/or colored  contrasts the edges of which offer forms. These edges are the location of the diaphanous, where the meaning is born in the heart of our mind. Outside or inside the edges are colored surfaces that describe the meaning. They do all together harmonize the entire surface, supported by the general structure of the picture which defines the dynamics of the image, its skeleton, its composition.

vendredi 21 mars 2014

Accrochage pour panneau mdf

 Anglophones, you're welcome ; if the google traduction (select your language in the right column) doesn't do it well, please find a little english résumé at the bottom of this article  :o)

Objectif

Obtenir un dispositif d'accrochage que je puisse poser au dos d'un panneau mdf déjà peint, sans abîmer la surface picturale.

Matériel

  • Un peu de bois dur (hêtre, chêne) (2x6cm et 2x4cm)
  • du matériel de sculpture  : couteaux, fraises (Dremmel), papier abrasif,
  • gélatine animale, essence de girofle
  • colle à chaud (pistolet)

Bilan

La sculpture est simple. Voici ce que cela donne (sur cette photo, le panneau qui est dessous n'est pas de la bonne taille évidemment :o)  :

deux crochets (droite) et deux pièces de compensation (gauche)

Je donne ensuite deux couches de gélatine animale additionnée d'essence de girofle pour éloigner les insectes.
Pour terminer, j'utilise un e colle que j'applique à chaud au pistolet, ce qui permet d'éviter la mise sous presse : une forte compression nuirait certainement un peu à la couche picturale.
La suspension ce fait sur une ficelle / câble tendu entre deux clous, vis ou autre objet fixé dans la paroi.
Pour des panneaux de petites dimensions, un seul crochet suffit, mais il faut tout de même deux pièces de compensation.

English Résumé

This time I make some hooks out of hard wood ; I want to glue them with a hot glue gun in order that no extra pressure will dammage the painting surface.
Like the mdf pannel, the pieces of wood are coated with gelatin in which I added a few drops of clove oil : all insects will stay away :o)

lundi 17 mars 2014

Trois couches de «vernis»

Comme prévu hier, j'ai passé aujourd'hui trois couches protectrices sur Mon tableau.
J'insiste sur le fait que ce n'est pas un vernis de protection. Il s'agit simplement d'une émulsion au jaune d'oeuf, eau, vernis dammar et un tout petit peu de blanc d'oeuf.
L'effet est incolore et satiné. Cela permet de revisiter l'entier de la surface, de faire sauter les poussières ou fibres et effectuer les petites retouches  sur les éventuelles griffures ou autres petits accidents.
Je vais laisser cette couche au minimum un mois avant de la polir à la flanelle et de lui donner une couche de blanc d'oeuf. Après cela, j'exposerai le tableau aux rayons UV du soleil qui rendront l'albumine insoluble à l'eau.
J'aurai ainsi de la résine dammar et de l'albumine comme protection contre l'humidité sur la surface picturale.
Je rappelle le lien pour télécharger ou observer le tableau Nefertitina en haute résolution :
http://media-cache-ak0.pinimg.com/originals/1f/33/ec/1f33ece04a3a4833ea5b57f1aeac7fd8.jpg

dimanche 16 mars 2014

Nefertitina - Touches Finales

 Anglophones, you're welcome ; if the google traduction (select your language in the right column) doesn't do it well, please find a little english résumé at the bottom of this article  :o)

Objectif

Terminer la peinture en donnant les derniers glacis et rehauts clairs, foncés et colorés.
Matériel
Tout ce qui est à ma disposition, mais surtout des pinceaux très fins pour les rehauts.
Bilan
Des moments d'observation intense de la peinture et du peintre. C'est lors de cette session que je vais m'assurer d'avoir bien sous les yeux l'image de ce que je ressens au fond de moi. Tous les moyens sont bons. Je veux juste éviter de sur-travailler l'image, car je sais par expérience que c'est aussi le temps des pléonasmes, ces redites qui rendent la beauté ridicule.
Je ferai encore des session de glacis incolores de protection, sorte de vernis-fixatif à base de blanc d'oeuf et de jaune d'oeuf. Voici une photo du résultat final en résolution maximum de 2048 px.

Pour une photo en plus haute résolution, vous pouvez me contacter. Je vous rapelle que vous avez le droit de copier mon travail, de l'imprimer et de le partager en toute gratuité.
Droit à la culture  :o)

English Résumé

Time of intense observation of the painting and the painter. It is during this session that I will make sure I have under my   eyes the exact image of what I feel inside me. All means are good. I just want to avoid over-working image, because I know from experience that this is also the time of pleonasms, these repetitions that make the beauty becoming ridiculous.